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Évangéliser

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    Conduire les âmes à la conversion

    L'expérience d'une vraie conversion — J'ai vu que de nombreuses personnes ont des idées confuses sur ce qu'est la conversion. Souvent, elles ont entendu dire du haut de la chaire: “Il faut que vous naissiez de nouveau”, “il vous faut avoir un cœur nouveau”. De telles déclarations les ont laissées perplexes; elles ne pouvaient pas comprendre le plan du salut.Év 259.2

    Nombreux sont ceux qui ont été conduits à leur perte et pour lesquels des fausses doctrines enseignées par certains pasteurs au sujet du changement qui se produit au moment de la conversion, ont été une pierre d'achoppement fatale. D'aucuns ont vécu pendant des années dans la tristesse, parce qu'ils attendaient quelque signe évident qu'ils étaient acceptés de Dieu. Ils ont rompu dans une large mesure avec le monde, et ils ont de la joie à s'assembler avec le peuple de Dieu; pourtant, ils n'osent pas confesser le Christ, parce qu'ils craignent d'être présomptueux en disant qu'ils sont enfants de Dieu. Ils attendent ce changement spécial qui, d'après ce qu'on leur a enseigné, doit se produire lors de la conversion.Év 259.3

    Au bout d'un certain temps, plusieurs obtiennent la preuve que Dieu les accepte, et sont amenés à s'identifier avec son peuple, et ces personnes datent, à partir de là, leur conversion. Mais j'ai vu qu'elles ont été adoptées dans la famille de Dieu avant cela. Dieu les a acceptées dès qu'elles ont éprouvé un violent sentiment de culpabilité pour leurs péchés passés, dès qu'elles ont cessé d'aimer les plaisirs du monde et décidé de chercher Dieu en toute sincérité. Malheureusement, n'ayant pas compris la simplicité du plan du salut, ces croyants n'ont pu bénéficier plus tôt des nombreux privilèges et des nombreuses bénédictions qui auraient été les leurs s'ils avaient cru que Dieu les avait acceptés la première fois qu'ils s'étaient tournés vers lui.Év 260.1

    D'autres tombent dans une erreur plus dangereuse encore. Ils sont gouvernés par leurs impulsions. Leur affectivité est mise en éveil, et ils interprètent cette impression fugitive comme une preuve que Dieu les accepte et qu'ils sont convertis. Mais leurs principes de vie n'ont pas changé. Ce n'est pas dans les impressions mais dans la vie elle-même que l'on trouve les preuves qu'une œuvre réelle de la grâce a été accomplie dans le cœur. “Vous les reconnaîtrez à leurs fruits”, a dit le Christ. Matthieu 7:16.Év 260.2

    Beaucoup de gens de valeur, qui désirent sincèrement être chrétiens, continuent à trébucher dans les ténèbres, attendant d'éprouver des sensations fortes. Ils espèrent qu'un changement particulier va se produire dans leurs sentiments. Ils escomptent qu'une force irrésistible, échappant à leur contrôle, parviendra à les maîtriser. Ils oublient que celui qui croit au Christ doit travailler à son salut avec crainte et tremblement. Cf. Philippiens 2:12.Év 260.3

    Le pécheur convaincu de sa culpabilité a quelque chose à faire après qu'il s'est repenti. Il doit croire que Dieu accepte son repentir, conformément à sa promesse: “Sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.” Hébreux 11:6.Év 260.4

    L'œuvre de la grâce sur le cœur ne s'opère pas instantanément. Elle s'effectue en gardant continuellement, journellement les yeux fixés sur les promesses de Dieu et en croyant en elles. Dieu ne renverra pas à vide celui qui se repent, qui croit, qui cultive sa foi et qui désire sincèrement la grâce régénératrice du Christ. Le Seigneur lui accordera sa faveur, et les anges qui sont à son service lui prêteront main-forte tandis qu'il poursuivra ses efforts. — Manuscrit 55, 1910.Év 260.5

    Il n'y a pas de conversion type — Tous les humains ne sont pas bâtis sur le même modèle. Les conversions ne sont pas toutes pareilles. Jésus fait impression sur le cœur, et le pécheur est né de nouveau pour une vie nouvelle. Souvent, des humains ont été attirés à Jésus-Christ sans qu'il y ait eu ni puissante conviction de péché, ni déchirement de l'âme, ni affres du remords. Ils ont fixé leurs regards sur un Sauveur exalté, et ils ont été vivifiés. Ils ont ressenti les besoins de leur âme, et ils ont mesuré la pleine suffisance et les droits du Sauveur; ils ont entendu son appel: “Suis-moi”, et ils se sont levés et l'ont suivi. Cette conversion était réelle, et la vie religieuse qui en a résulté était aussi valable que celle d'autres personnes qui ont souffert l'agonie d'un processus violent. — Lettre 15a, 1890.Év 261.1

    Les conversions ne répondent pas à des normes précises — Les hommes qui calculent avec précision comment la pratique religieuse doit être conduite, qui sont très méticuleux et méthodiques pour répandre la lumière et la grâce qu'ils semblent posséder, ne sont pas guidés par l'Esprit-Saint. ...Év 261.2

    Bien que nous ne puissions pas voir l'Esprit de Dieu, nous savons que des humains, qui étaient morts par leurs offenses et par leurs péchés, prennent conscience de leur état et se convertissent sous son influence. Le nonchalant et le rebelle deviennent sérieux. Celui qui est endurci se repent de ses péchés, et l'incrédule croit. Le joueur, l'alcoolique, le licencieux deviennent stables, sobres et purs. Le révolté et l'entêté deviennent doux et semblables au Christ. Lorsque nous constatons de tels changements, nous pouvons avoir la certitude que la puissance transformatrice de Dieu a métamorphosé l'homme tout entier. Nous n'avons pas vu le Saint-Esprit, mais nous nous sommes rendus à l'évidence qu'il avait agi pour changer le caractère de ceux qui étaient jusque-là des pécheurs endurcis et impénitents. De même que par sa force le vent agite les grands arbres au point de les déraciner, de même le Saint-Esprit peut agir sur les cœurs; et il n'est au pouvoir d'aucun mortel de s'opposer à l'action divine.Év 261.3

    L'Esprit de Dieu se manifeste de diverses manières sur différents être humains. Tel, sous l'effet de sa puissance, tremblera à l'ouïe de la Parole de Dieu. Ce qu'il ressentira sera aussi fort qu'un ouragan; ses sentiments déclencheront un véritable tumulte dans son cœur, et son être tout entier sera comme paralysé devant la force de conviction de la vérité. Quand le Seigneur parle de pardon à l'âme repentante, ce croyant-là déborde de courage, d'amour pour Dieu, de sérieux et d'énergie, et l'esprit vivifiant qu'il a ne peut être contenu. En lui, le Christ est une source d'eau jaillissant jusque dans la vie éternelle. Cf. Jean 4:14. Les sentiments d'amour qui l'animent sont aussi profonds et aussi ardents que l'étaient sa détresse et son agonie. Son âme est comparable aux sources du grand abîme, libérées, et il fait éclater ses actions de grâces et ses louanges, sa gratitude et sa joie, au point que les harpes célestes font retentir des accents d'allégresse. Il a certes un témoignage à rendre, mais pas sous une forme précise, habituelle et méthodique. Il s'agit d'une personne rachetée par les mérites de Jésus-Christ, et tout son être tressaille de bonheur en contemplant le salut de Dieu.Év 262.1

    D'autres sont attirés au Christ d'une manière plus sereine. “Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.” Jean 3:8. Vous ne pouvez voir l'élément moteur mais vous pouvez en constater les effets. Quand Nicodème demanda à Jésus: “Comment cela peut-il se faire?”, le Sauveur lui répondit: “Tu es le docteur d'Israël, et tu ne sais pas ces choses!” Verset 10. C'était un docteur en Israël, un homme qui faisait partie des sages, qui se croyait capable de comprendre la science de la religion, et qui pourtant était tenu en échec par la doctrine de la conversion! Nicodème n'était pas disposé à accepter la vérité, parce qu'il ne pouvait pas comprendre tout ce qu'impliquait la mise en œuvre de la puissance de Dieu; cependant, il admettait les phénomènes de la nature, bien qu'il ne puisse ni les expliquer ni les comprendre. Comme beaucoup d'autres personnes de toutes les époques, il considérait les formes et les rites précis comme étant plus importants en matière de religion que l'action profonde de l'Esprit de Dieu. — The Review and Herald, 5 mai 1896.Év 262.2

    La conversion conduit à l'obéissance — Les fruits de la conversion de l'âme sont loin d'être négligeables. Ils constituent le plus grand miracle jamais accompli par la puissance divine. De tels résultats ne peuvent être obtenus que par la foi en Jésus-Christ, Sauveur personnel. Purifiés par l'obéissance à la loi de Dieu, sanctifiés par une observation parfaite de son saint sabbat, croyant, espérant, attendant avec patience et travaillant sans relâche à notre salut avec crainte et tremblement, nous apprendrons que c'est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Cf. Philippiens 2:13. — Manuscrit 6, 1900.Év 262.3

    La vérité ne doit pas rester lettre morte — L'homme ne doit pas se contenter de lire la Parole de Dieu, en s'imaginant qu'une connaissance superficielle de cette Parole produira en lui un changement de caractère. Cette œuvre ne peut être accomplie que par Celui qui est le chemin, la vérité et la vie. On peut tenir fermement à certaines doctrines de la vérité. On peut y revenir encore et encore jusqu'à ce que l'on soit sûr de posséder réellement les riches bénédictions que ces doctrines représentent. Mais les vérités les plus importantes et les plus puissantes bien que comprises peuvent être maintenues dans le parvis, à l'extérieur, et n'exercer que peu d'influence pour rendre la vie quotidienne épanouie et rayonnante. L'âme n'est pas sanctifiée par la vérité tant que celle-ci n'est pas pratiquée. — Lettre 16, 1892.Év 263.1

    Rien ne peut remplacer la conversion — S'ils ne sont pas convertis, tous, grands et petits, sont sur le même pied d'égalité. Les humains peuvent passer d'une doctrine à une autre. Les chrétiens peuvent passer du catholicisme au protestantisme, et pourtant ne rien comprendre à la signification de cette parole: “Je vous donnerai un cœur nouveau”. Ezéchiel 36:6. Le fait d'accepter de nouvelles théories et d'adhérer à une Église ne procure à personne une vie nouvelle, même si l'Église dont on fait partie repose sur le véritable fondement. Le fait d'appartenir à une Église ne saurait se substituer à la conversion. Avoir son nom sur les registres d'une église n'a aucune valeur pour quiconque si le cœur n'est pas véritablement changé. ...Év 263.2

    Nous devons faire plus que de donner notre adhésion intellectuelle à la vérité. Beaucoup de Juifs étaient persuadés que Jésus était le Fils de Dieu, mais ils étaient bien trop fiers, bien trop prétentieux pour se soumettre. C'est pourquoi ils repoussèrent la vérité et persistèrent dans leur opposition. Ils n'avaient pas reçu au fond de leur cœur la vérité telle qu'elle est en Jésus. Quand la conscience seule reconnaît la vérité comme telle, quand le cœur n'est pas éveillé et rendu réceptif, seul l'esprit est touché. Mais lorsque le cœur accueille la vérité en tant que vérité, celle-ci sensibilise la conscience et captive l'âme par ses principes de pureté. La vérité est introduite dans le cœur par le Saint-Esprit, qui révèle sa beauté à l'esprit humain, afin que sa puissance transformatrice se manifeste dans le caractère. — The Review and Herald, 14 février 1899.Év 263.3

    Des efforts conjugués — Quand il s'agit de guérir des âmes égarées en perdition, ce n'est pas l'homme qui accomplit l'œuvre pour le salut des âmes, mais Dieu qui agit avec lui. Dieu agit, et l'homme, lui aussi, agit. “Vous êtes ouvriers avec Dieu.” Cf. 1 Corinthiens 3:9. Nous devons travailler de différentes manières et trouver diverses méthodes; et Dieu agira en nous pour que la vérité nous soit dévoilée et que lui-même nous soit révélé comme le Sauveur qui pardonne les péchés. — Lettre 20, 1893.Év 264.1

    Réconforter le pécheur — “Insiste en toute occasion, favorable ou non” (2 Timothée 4:2), exhortant les jeunes, intervenant auprès des pécheurs, leur témoignant l'amour même du Christ. Quand le pécheur s'écrie: “Oh! j'ai peur que mes péchés ne soient décidément trop graves pour qu'ils puissent être pardonnés”, encouragez-le à croire. Exaltez Jésus — plus haut, toujours plus haut — en disant: “Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.” Jean 1:29. Quand vous entendez la supplication: “O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur” (Luc 18:13), tournez les regards de cette âme tremblante vers le Sauveur qui pardonne et qui est un refuge. — Manuscrit 138, 1897, p. 1.Év 264.2

    La joie des anges — La conversion des âmes est l'œuvre la plus grande, la plus noble à laquelle les humains puissent participer. Dans cette conversion se révèlent la longanimité, l'amour sans bornes, la sainteté et la puissance de Dieu. Toute vraie conversion glorifie son nom, et pousse les anges à entonner ce chant: “La bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent.” Psaumes 85:11. — Lettre 121, 1902.Év 264.3

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